Alexeï Stanchinsky (1888–1914)

Jeune compositeur russe mort à vingt-six ans, dont les pièces pour piano, entre Scriabine et le modernisme, explorent canons, modes anciens et mesures irrégulières.

Alexeï Stanchinsky étudie à Moscou, notamment la composition et le contrepoint avec Sergueï Taneïev, grand maître de l’écriture savante. Ses contemporains voient en lui l’un des talents les plus prometteurs de sa génération.

Sa vie est brève et tourmentée : il souffre de graves troubles psychiques et meurt en 1914, à vingt-six ans. Son œuvre, presque entièrement pour piano, tient en peu de pages : esquisses, préludes, préludes en forme de canon, sonates.

Son langage part de Scriabine mais regarde vers l’avenir : contrepoint serré, modes anciens (comme le mode lydien), mesures asymétriques à cinq ou sept temps, influences du chant populaire russe. Certains y entendent des anticipations de Prokofiev et de Stravinsky.

Pour le pianiste, ses courtes pièces sont une belle découverte : elles demandent une grande clarté des voix et une compréhension des modes en dehors du majeur et du mineur.

Partitions de piano (1)