Sergueï Rachmaninov (1873–1943)

Dernier grand romantique russe et l’un des plus grands pianistes du XXe siècle : mélodies amples, harmonies somptueuses et écriture pianistique d’une richesse inouïe.

Issu d’une famille de la noblesse terrienne, Rachmaninov étudie aux Conservatoires de Saint-Pétersbourg puis de Moscou, où il travaille le piano avec Nikolaï Zverev et Alexandre Siloti, et la composition avec Arenski et Taneïev. Encore étudiant, il écrit en 1892 le Prélude en Do dièse mineur op. 3 n° 2, qui le rend immédiatement célèbre.

L’échec de sa Première Symphonie (1897) le plonge dans une longue dépression. Il en sort avec le Concerto pour piano n° 2 (1901), dédié au médecin qui l’avait soigné, Nikolaï Dahl. Suivent les Préludes op. 23 et op. 32, le Concerto n° 3, la Deuxième Symphonie et les Vêpres.

Après la révolution de 1917, il quitte la Russie et s’installe finalement aux États-Unis. Pour faire vivre sa famille, il mène une immense carrière de pianiste concertiste et compose moins : la Rhapsodie sur un thème de Paganini (1934), la Troisième Symphonie, les Danses symphoniques. Il meurt à Beverly Hills en 1943.

Ses grandes mains lui permettaient des accords très larges, et son écriture est dense : mélodies cachées dans les accords, cloches graves, contrechants. Pour le pianiste, Rachmaninov enseigne la hiérarchie des plans sonores, le chant au milieu de textures épaisses et la gestion de la puissance.

Partitions de piano (5)